Le métier d’opératrice

Le travail d’opératrice était un travail assez exigeant et demandait beaucoup de  discrétion. Catherine Archer de Caraquet fut une opératrice hors pair. Elle débute dans le métier à l’âge de 15 ans.  Elle commença à travailler pour Mme Elizabeth Duguay, opératrice du Central de Caraquet pendant quelques années. Elle travailla aussi au central de Shippagan et Tracadie à titre de remplaçante.

En 1933, le central déménagea dans la maison des ses parents.  Catherine Archer qui a déjà l’expérience  va s’en occuper. Au début, son frère Henry l’aida surtout la nuit car le service était de 24 heures sur 24. Un système d’alarme avertissait l’opérateur qu’une personne était en  ligne. Elle devait également  s’occuper de vendre des abonnements avec son frère. À cette époque, l’abonnement était de 1,50 $ par mois. Son salaire était de 55.00$ par mois.

L’opérateur (trice) devait repondre a toutes sortes de questions. Les gens appelaient pour savoir l’heure, la météo ou bien pour rejoindre une personne qui n’avait pas le téléphone.  Le préposé appelait l’abonné le  plus proche et  lui demandait s’il pouvait aller chercher le quatrième  ou cinquième voisin  pour venir au téléphone. Les gens appelaient la nuit pour un médecin.  La personne en poste devait s’occuper de trouver un médecin et dans bien des cas aller le chercher en auto.

Avec les années, le nombre d’abonnés augmenta.  Du personnel supplémentaire fut embauché ainsi que le nombre de standards téléphoniques. Ces appareils devaient être opérationnels en tout temps.  En cas de panne électrique, une dynamo actionnée à bras servait à rétablir le courant.

Catherine Archer et ses opératrices étaient très dévouées et donnaient un excellent service. 
(Source : Henry Archer, janvier 1989)

Impression satirique : Téléphoniste – début Xxe siècle